Sara, en semestre d’échange à l’université de Kyushu, Japon (ENSSAT)

Etudiante en 2e année de cyle ingénieur à l’ENSSAT de Lannion, Sara a effectué un échange académique d’un semestre à l’université de Kyushu, à Fukuoka (Japon). Cet échange faisait suite à un tout nouveau partenariat établi début 2019, entre l’ENSSAT et le laboratoire d’optoélectronique du Pr Kiichi Hamamoto

les cerisiers en fleur,  parc Kasuga (près du campus), à droite le tableau d'affichage des vols pendant l'attente du vol retour
  1. Le port du masque généralisé au Japon dès la mi-février
  2. Un voyage retour de trois jours...
  3. Un semestre prolongé par un stage en télétravail

Le port du masque généralisé au Japon dès la mi-février

Sur place, cela faisait depuis environ mi-février que la majorité des personnes porte un masque quotidiennement et c’est depuis mars que tous les magasins et pharmacies sont en rupture de stock de masques et de gels hydroalcooliques. Cependant, les commerces et restaurants mettent tous à disposition du gel à leur entrée et à chaque table pour les clients. Je n’avais aucun masque avec moi mais mes collègues chinois m’en ont offert pour mon retour en France. Je continuais à sortir comme d’habitude, je ne prenais jamais le train aux heures de pointe et je me désinfectais toujours les mains.

En mars, toutes les réunions matinales avec l’équipe de mon labo ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre et nous ne pouvions pas discuter avec notre Professeur sans porter un masque. Les rares réunions que nous avions se faisaient en comité réduit (max. 5 personnes) et dans une grande salle aérée. Le lendemain de mon départ pour la France, un début de confinement partiel a été mise en place dans 7 préfectures du Japon dont celle de Fukuoka.

 

Un voyage retour de trois jours...

Mon retour en France a été confus comme pour beaucoup d’étudiants en échange. J’avais acheté un billet d’avion pour la France le 1er avril avec un transit par Shanghai en Chine. En voyant l’évolution de la situation en Chine, je me suis dit que ce n’était pas très sûr de prendre ce vol et j’espérais qu’il soit annulé pour pouvoir me faire rembourser. J’ai donc acheté un autre billet passant par Istanbul en Turquie. Mon vol s’est vu annulé une semaine avant. Pendant deux semaines après ça, j’ai contacté plusieurs fois l’ENSSAT, l’Université de Rennes 1, mon tuteur en entreprise pour mon stage ingénieur qui devait démarrer juste après mon retour en France, ma famille, mon université japonaise ainsi que l’ambassade de France. C’était très compliqué puisque d’un jour à l’autre, la situation évoluait et tout le monde était perdu.

Après de nombreuses discussions, j’avais prévu de rester au Japon faire mon stage dans le laboratoire d’échange et donc revenir vers septembre en France. Cependant l’Ambassade de France à Tokyo m’a de nouveau contactée et m’a fait comprendre que la situation évoluait aussi au Japon. Il me fallait prendre une décision rapidement si je souhaitais retourner en France.

Finalement en l’espace d’un week-end, j’ai acheté un troisième billet d’avion via la compagnie Air France qui s’occupait de rapatrier les français. Mon voyage retour a duré trois jours. L’équipe de l’avion a fait du bénévolat pour permettre aux français de rentrer en France et je leur en suis très reconnaissante pour leur courage et leur dévouement.

Un semestre prolongé par un stage en télétravail

Finalement, je me trouve très chanceuse car j’ai pu terminer mon échange, revenir en France et je viens de commencer comme prévu mon stage en télétravail. Cela n’aurait pas pu être possible sans l’aide de toutes les personnes et institutions que j’ai mentionnées. Et ma semaine supplémentaire au Japon m’a permis de contempler la floraison des cerisiers.

Au final ce fut un vrai périple pour pouvoir rentrer, et nous étions tous perdus face à cette situation exceptionnelle... 

Last updated: AMTue, 05 May 2020 10:12:43 +0200Tue, 05 May 2020 10:12:43 +0200am20