Marine, en stage en 5e année de pharmacie à Brisbane, Australie

Etudiante en 5e année de pharmacie en filière industrie, et boursière de la Fondation Rennes 1,Marine effectuait un stage de 2e semestre à Brisbane (dans le secteur de la dermatologie et notamment le cancer de la peau). Celui-ci devait initialement se dérouler de janvier à juin, soit six mois. Elle est parvenue, malgré la fin précipitée de son stage, profiter de son temps libre pour visiter quelques coins du pays. Après de nombreuses difficultés logistiques, elle a pu rentrer en France avec l’un des vols mis en place spécifiquement par le ministère des affaires étrangères pour le retour des ressortissants français.

Marine Lorier avec un koala, la baie de Sydney
  1. Une épidémie peu visible depuis l’Australie
  2. Prix qui s’envolent, vol de retour in extremis

Une épidémie peu visible depuis l’Australie

En Australie, la situation est moins inquiétante et il y a décalage par rapport à l'Europe. (Aujourd'hui : 6000 cas confirmés en Australie contre 100 000 en France.)

Sans les informations à la TV, il était difficile de croire ce qui se passait dans le monde, car en Australie on continuait nos vies sans soucis. Les mesures de sécurité ont commencé à se mettre en place quand les premiers cas ont été identifiés en Australie. D'abord, les frontières Australiennes ont fermé pour les étrangers. Puis, les écoles et services « non-essentiels » ont fermé, mais les consignes étaient moins strictes qu'en France. D'ailleurs, le centre de recherche où je travaillais à Brisbane est toujours ouvert et mes collègues y travaillent toujours.

Prix qui s’envolent, vol de retour in extremis

Initialement, mon stage devait s'effectuer de janvier à juin (6 mois), mais au vu des circonstances (Covid-19), il a été écourté. Le consulat nous a indiqué qu'il fallait rentrer en France le plus rapidement possible, au risque de rester bloqué en Australie plusieurs mois.

Il n'existe pas de vols directs France-Australie, or les pays de ''transit'' ont fermé leurs frontières aux étrangers.  Une seule compagnie aérienne continuait à opérer, et les prix des billets s'enflammaient (jusqu'à 13000$ !!).

Après plusieurs billets d'avions annulés, j'ai suivi les conseils de l'Ambassade de France : rejoindre Sydney pour attendre le vol de rapatriement. Une fois là-bas, j'ai été hébergée gratuitement par une famille française vivant en Australie, grâce au site SOS-toit.

Dans la nuit du 1er avril, le gouvernement nous annonce que le vol de rapatriement Sydney-Paris sera unique et aura lieu le 2 avril, moyennant 850€, je me suis donc vite inscrite sur la liste. Sur le trajet, aucune mesure pour pallier le Covid-19 n'a été mises en place (ni gants ni masques) hormis des affiches et des annonces vocales rappelant les bons gestes à avoir. La distanciation sociale n'est pas possible dans les avions et les regards deviennent un peu méprisants quand on entend quelqu'un tousser...

Une fois arrivée à l'aéroport de Paris, j'ai pris un train pour rentrer à Rennes et je suis maintenant en confinement avec ma famille en Bretagne.

Last updated: PMThu, 30 Apr 2020 17:57:42 +0200Thu, 30 Apr 2020 17:57:42 +0200pm20